Elvire Bonduelle

J’ai découvert Elvire Bonduelle lors de la quatrième édition du Nouveau Festival du Centre Pompidou où j’étais médiatrice. Elvire Bonduelle, c’est la goutte d’eau qui fait que le verre n’est jamais à moitié vide. Artiste généreuse et touche-à-tout qui n’a pas le sourire dans sa poche, elle mène une quête d’harmonie et de bonheur et cherche à raconter des histoires à travers des formes à la fois simples et dirigées. Si son art aspire au bonheur, en est-il pour autant naïf ? Non, bien au contraire. L’art d’Elvire Bonduelle ne nie pas la réalité mais tente d’en faire oublier la dureté en en donnant une nouvelle approche. Il ne s’agit alors pas de faire l’autruche, de faire semblant, mais de « faire avec », d’empiler autant de matelas pour ne plus être dérangé par un petit pois sous-jacent. Elle cherche alors à connaître la réalité pour mieux se l’approprier et l’appréhender différemment. Ainsi, elle imagine des lunettes sèche-larme, des meubles pour arrondir les angles ou encore le journal Le Monde contenant uniquement des bonnes nouvelles. Son art du quotidien, qu’elle n’hésite pas à qualifier de « décoratif », est une invitation à la contemplation, un pansement sur les fractures du réel, un désenchantement joyeux.

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Allez donc voir par ici: http://www.elvirebonduelle.com/

Et ci-dessous, la chronique que j’avais écrite concernant sa résidence au Forum -1 du Centre Pompidou pendant le Nouveau Festival.

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Au cœur du musée se tient la cime d’un arbre étrange qui transperce le sol, en quête de lumière. Cet arbre est métallique, son feuillage bibliographique. Mais que se passe-t-il au pied de cet arbre ? Forum -1, nous voilà dans cet espace d’échange public et informatique, au pied d’un arbre à palabres à l’ombre duquel se tient une machinerie. Une dizaine de pommes informatiques s’activent à coups de clics pour donner naissance à de bien jolies feuilles. Non loin de là s’est installée Elvire Bonduelle, qui après avoir « balayé Kandinsky », balaie, au pied de son arbre, les pages d’un ouvrage de Morellet, tout droit tombé de l’arbre. Elvire le cueille, l’effeuille et, seule à sa table, armée du plus simple outillage : feutres et règles en tout genre, écrit un « P.S. » à Morellet. À côté des machines, son travail artisanal nous incite à admirer un livre en train d’éclore. Elle dessine « à la règle » mais s’amuse à arrondir les angles. Formes et lettrines viennent guider son trait tandis que des lignes viennent nervurer ses feuilles, les faire vibrer sous le regard des curieux. Elvire lève alors le crayon et les yeux, nous offre un sourire ou un dessin et l’envie de cultiver notre jardin.

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